« Barbechas » : les chiffonniers itinérants si utiles et si méprisés !

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« Barbechas » : les chiffonniers itinérants si utiles et si méprisés !

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Le visage marqué, la peau usée par le soleil, trainant un chariot vieux comme le monde. Tous les Tunisiens ont déjà croisé au détour d’une ruelle ces silhouettes familières qui disputent au animaux errants le butin que peuvent contenir des poubelles. Pour les 8000 barbechas tunisiens sans-droits, une ONG est bien décidée à faire le ménage !

A l’image de la colline de Zebaleen au Caire, le centre de recyclage à ciel ouvert de la mégalopole égyptienne, les chiffonniers tunisiens vivent pour la plupart à la périphérie de la ville. Ils sont pour beaucoup issus de Ettadhamen au nord de Tunis, une des cités les plus populaires du pays et seraient près de 8000 sur tout le territoire, d’après l’ONG « International Alert ».

Cinq ans après sa création, c’est dans cette cité que l’ONG a ouvert fin décembre 2018 le premier point de collecte de déchets pour les barbechas. Elle leur rachète ainsi le kilo de plastique au-dessus du prix du marché et les détritus sont directement broyés sur place. Mais surtout, elle leur met à disposition un équipement, une formation et même des vaccins. Les locaux sont d’ailleurs gérés par une association composée de ces hommes et femmes.

Une activité qui leur permet de garder une dignité tout en ayant une source de revenus constante : entre 7 et 30 dinars (à raison de 0,8 dt le kg) par jour au summum de l’été.

Mais cette activité de « parias » o combien écologique n’est toujours pas considérée comme un travail. En cause les pouvoirs publics qui ont du mal à saisir ce phénomène qui a pris de l’ampleur après la révolution. Sans statut, les chiffonniers tunisiens n’ont pas accès à une couverture sociale. Pourtant ils contribuent largement à la collecte sur le territoire comme le souligne l’Agence Nationale de Gestion des Déchets qui reconnait une chute de près de 70% du volume de détritus en plastique depuis 2010.

La GIZ, la coopération allemande au développement, avait déjà compris l’importance d’intégrer socialement ses marginaux. Dès 2014, elle avait mis en place un programme d’aide, là encore à Ettadhamen. Certains considérant même qu’ils pourraient être une solution à la question de l’insalubrité en Tunisie ! Mais là c’est toute une autre histoire…

 

Moumtaez BEN MABROUK

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