Cette compétence tunisienne que la France, l’Allemagne, les pays arabes…s’arrachent !

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Cette compétence tunisienne que la France, l’Allemagne, les pays arabes…s’arrachent !

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Ils sont moins médiatisés que les médecins et autres professeurs universitaires à partir en masse pour faire les beaux jours des pays. Pourtant, ils sont tout aussi cruciaux et le développement de la Tunisie en pâtit déjà. Qui sont-ils ?

Loin du tapage médiatique et chiffres à l’appui, les ingénieurs en informatique sont les compétences les plus « exportées » avec plus de 3000 départs par an dont les 2/3 vers la France et l’Allemagne. Rappelons que selon l’ordre des ingénieurs, le pays enregistre 8000 diplômés par an (dont 1/3 de spécialités Tech) c’est dire que l’hémorragie est grande.

Et le marché en France et en Europe est si demandeur que de nouvelles entreprises spécialisées en exfiltration de compétences se sont mis sur le créneau. Comme cette entreprise fondée par un franco-tunisien, très présente sur Facebook et qui promet à coups de publications sponsorisées, des CDI en France aux développeurs et ingénieurs Tech…Les services d’accompagnement sont dignes d’une agence de voyage !

Dans son malheur, la Tunisie n’est pas isolée ! L’Afrique dans son ensemble paie un lourd tribu économique et intellectuel avec cet exode massif de ses ingénieurs. Au Maroc, il y a eu récemment ce tollé général autour d’ATOS, une multinationale française qui recrute ouvertement des ingénieurs marocains pour la France alors qu’elle bénéficie d’avantages fiscaux et de subventions de l’Etat Marocain. Des pratiques pourtant bien répandues en Tunisie où bon nombre de sociétés internationales et off-shore profitent impunément des avantages accordés par l’Etat tunisien pour exfiltrer les compétences à l’étranger !

Il faut dire que la Tunisie n’en n’est plus à un laxisme près ! D’un côté, le pays s’enorgueillit d’avoir fait voter le premier « start-up act » en Afrique et dans les monde arabe. De l’autre côté, on ne fait rien pour retenir des ingénieurs chèrement formés et si précieux pour développer un secteur TIC qui représente déjà 11% du PIB. Et la pénurie en profils performants commence à se faire cruellement ressentir. Ce qui fait enrager ce jeune fondateur de start-up à Tunis : « Ils n’ont rien compris…comment créer de la valeur avec des compétences de second choix ? Les meilleurs partent à l’étranger ! ». A bons entendeurs !

 

Samir bouzidi

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