Immobilier en Tunisie, krach ou pas krach ?

A la une
Immobilier
باللغة العربية

Immobilier en Tunisie, krach ou pas krach ?

Thumbnail

tn  قراءة المقال باللغة العربية  

A l’instar des résultats des principaux promoteurs immobiliers (Essoukna, Simpar…) qui ont vu leur chiffre d’affaires 2018 fondre de 50%, c’est tout un secteur qui se trouve au bord de la crise de nerfs. Entre le fiasco du programme public du « premier logement » (à peine 600 opérations), des prix élevés, un pouvoir d’achat en berne et surtout des taux d’intérêt qui culminent, il existe peu d’alternatives à court terme pour entrevoir une sortie de la crise. De là à imaginer un crash aux conséquences systémiques ?

Dans la pratique, le krash est le plus souvent dû à un faisceau de facteurs brutaux. Si on veut être très pessimiste, il faut donc supposer que plusieurs mécanismes, économiques et financiers défavorables se réalisent simultanément. Parmi ces éléments, une remontée trop rapide et incontrôlée des taux des crédits à l'habitat qui ont pris de court les acteurs. En Tunisie, nous ne sommes (pas encore) dans cette situation ! La montée des taux s’est opérée progressivement depuis 2011 tout comme l’endettement des promoteurs immobiliers estimé à 5 milliards de Dt. Sur ce dernier point, la question des créances litigieuses et classées reste taboue dans un secteur où il est de culture de laver son linge sale en famille. Une chose est sure, les banques ont resserré leurs politiques d’octroi de crédits aux professionnels (apport minium de 40% exigé) et à leurs tours ces derniers ont sagement réduit leurs engagements (8000 constructions nouvelles en 2018 contre 16000 en 2011). Dans la tempête actuelle, les promoteurs les plus exposés au risque financier sont ceux qui ont démarré la commercialisation de leurs programmes dans les 3 dernières années (soit au paroxysme de la crise) et qui par ailleurs ne disposent pas de gros actifs (foncier…)

Si l’hypothèse du crash peut-être raisonnablement écartée, la hausse structurelle des taux n’en demeure pas moins un blocage sérieux. Or sans crédit pas de marché de l'immobilier, ou tout en état de cause, pas à son niveau des belles années. En moyenne dans les années 2000, 15 années de revenus ont été nécessaires pour acquérir son logement. Aujourd'hui, c'est plus de 20 compte tenu du taux d'épargne c'est toute une vie d'économie. Et un crédit cher exclut du marché les primo-accédants, maillon essentiel de sa fluidité. Quant aux étrangers et Tunisiens de l’étranger, l’attractivité actuelle du pays n’est pas de nature à encourager leurs investissements.

Dans ces conditions, est-ce une bonne affaire d’acheter dans la conjoncture actuelle ? Oui dans la mesure où on a la possibilité de limiter son besoin en crédit (apport d’au moins 50% conseillé) et d’autant plus qu’avec le dinar qui s’écroule, les prix sur les futurs programmes seront 20 à 30% plus chers ! Faut-il rappeler que 50% des matériaux de construction sont directement ou indirectement importés…

 

Samir bouzidi

Pour suivre nos actualités, abonnez-vous à notre page Facebook

 

Ajouter un commentaire

Opportunités immédiates

Dernières opportunités à saisir
Coup de coeur
2 000 000 DT
5 800
Livraison immédiate
Coup de coeur
681 000 DT
681
Livraison immédiate
Coup de coeur
650 000 DT
170
Livraison immédiate
Coup de coeur
277 000 DT
731
Livraison immédiate
Coup de coeur
240 000 DT
2 300
Livraison immédiate
Coup de coeur
365 000 DT
2 120
Livraison immédiate
Coup de coeur
235 000 DT
3 145
Livraison immédiate
Coup de coeur
244 000 DT
2 123
Livraison immédiate