Les Tunisiens au 4 eme rang des expulsés en France

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Les Tunisiens au 4 eme rang des expulsés en France

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Selon Eurostat, la France a expulsé 6903 étrangers vers des pays tiers en 2018. Et les principales nationalités de personnes expulsées sont dans l’ordre : Albanie (2 605), Algérie (1 235), Maroc (940), Tunisie (740). Ces chiffres n’intégrant ni les 86000 refoulements aux frontières ni les retours volontaires (dispositif OFII). Rappelons qu’en 2017 et selon les chiffres communiqués par le ministère français de l'Intérieur, la France avait déjà expulsé 1562 Tunisiens en situation irrégulière.

Si l’on ajoute au titre de l’année 2018, les 370 Tunisiens expulsés d’Allemagne et plus de 800 depuis l’Italie, environ 2000 Tunisiens de l’étranger ont été expulsés par la contrainte au titre de l’année précédente (sans compter les refoulements très nombreux en Italie et France).

Le séjour illégal et la non-conformité de leur situation sur le territoire français avec la législation en matière d’immigration sont les principaux motifs invoqués pour expliquer ces mesures de reconduite à la frontière. Une dizaine de cas concernent les menaces à l’ordre public (crimes, terrorisme…).

On estime à plus de 50000 le nombre de Tunisiens en situation irrégulière en France et à plus de 200 000 en Europe (France, Allemagne et Italie principalement). En France, le nombre de Tunisiens en attente d’expulsion sont de l’ordre 3500, « sauvés » par la non-délivrance du fameux LPC (Laissez-passer consulaire) par les consulats tunisiens. Il faut savoir que les autorités tunisiennes au même titre qu’au Maroc, Algérie, Mali et Sénégal ont pour principe de délivrer avec parcimonie ces documents administratifs qui sont des « bons pour expulsions » ! Dans la pratique, les consuls obtempèrent principalement quand le migrant expulsable est recherché en Tunisie pour des délits et crimes….dans la majorité des autres cas, on fait « dormir » le dossier comme sait très bien le faire l’administration tunisienne.

Sans cette reconnaissance explicite de la nationalité du migrant, le préfet ne peut rendre d’arrêté préfectoral d'expulsion (APE) et la procédure d’’expulsion est bloquée administrativement. Ce qui ne manque pas de raviver des tensions diplomatiques régulières entre la France et la Tunisie. Le sujet sensible des « LPC » était d’ailleurs à l’ordre du jour de la dernière visite officielle de Youssef Chahed à Paris en février dernier.

 

Samir BOUZIDI

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